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Opus 111

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Opus 111

Message par peaud'orange le Sam 25 Juil - 23:33

Que dire de ça ? C'est calme. L'agneau. La chèvre et la prairie. Que dire ? Le temps fondu comme du fromage sous le soleil. L'inquiétude et le savoir du vécu. Du tant et tant vécu. Quand on réfléchit, ma foi, et bien on réfléchit. Il n'y a rien à dire d'autre. Si tu ne lis pas et que tu n'essaye pas, outre mesure, de comprendre ce que tu lis, tu ne parviendras pas à t'envoler, t'égayer et t'amuser. Car, là, entends-tu comme le petit essaye enfin d...e faire ses premiers pas. Quand bien même on a 80 ans, on peut toujours essayer de réapprendre ce que, lentement, on désapprend ou oublie. Et puis la joie toute menue de ce qui est comme une plume tendre, un oreiller tendre, une chair tendre, une peluche tendre, un sein tendre, une peau tendre. De plus en plus, l'envie nous prend de mettre les choses en place, et, de plus en plus aussi, conséquemment, les choses se ravivent en soi. On va remonter le toboggan. La colline était trop basse et, une fois à ses pieds, encore envieux de voir, de prolonger et de vivre plus, on la remonte. Cesser ? Comment ? Jamais ? L'ours qui vole a pris son envol, donc laissons-le et contemplons-le s'amuser au-dessus de sa banquise aimée. Comme il est joyeux l'ours, cinquantenaire pourtant mais toujours fringant. A quel prix ? Mais quel prix n'est pas à payer justement ? Maintenons je vous prie les arcades, maintenons je vous prie ces élévations, si personnelles soient-elles, tant qu'elles sont vertueuses, elles n'ont pas de prix. Moment total et intégral de gratuité : je t'offre, tu m'offres. Et mes mains te remercient bien. Tu es si mignon. Que la gentillesse du ciel et des gens te soit rendu : mystère et réalité si fondus l'un dans l'autre et qui tombent au creux des cuisses, ou des limaces, ou du ciel, ou des oies sauvages qui volent, ou des consolations qu'on nous donne, ou des douceurs qu'on nous fait. Et l'envol se fait, ce n'est plus un ours, c'est mille abeilles ! Ce n'est plus...
On va ailleurs. L'est l'heure de voyager, et pas n'importe où. Faudra bien choisir. L'Amérique latine sans doute. Les abattements sont-ils passagers ? Faut-il résister au sommeil qu'on porte en soi ? Faut-il prendre un petit remontant ?
Bon, finalement, c'est aux champs qu'on préfèrera aller, au bord d'un ruisseau même si on voudrait écrire au bord de beaucoup de ruisseaux. La lettre écrite, on referme l'enveloppe. Elle est fondante comme la crème de l'éclair au chocolat, l'enveloppe est douce comme le nappage de ce dernier. Mais n'oublions jamais d'agir comme l'oiseau : il agite ses ailes. Aussi agitons-nous nous aussi. Mais mignonnement, comme quand on agite ses mains en éventail. Et ainsi on aura un goût de paradis sur terre. Avec tout, l'acceptation tour à tour sereine et énervée de tout.

peaud'orange

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